Tu connais ces phrases ?
- “Désolée de te déranger…”
- “Pardon, c’est sûrement bête mais…”
- “Je ne suis pas sûre, mais…”
Si tu les prononces souvent, laisse-moi te dire un truc tout de suite :
tu n’es pas “trop gentille”.
Tu as juste appris (par habitude, par éducation, par réflexe) à réduire ta présence pour éviter d’être jugée, rejetée, ou de déranger.
Et le problème, ce n’est pas le mot “pardon”.
Le problème, c’est quand tu t’excuses… alors que tu n’as rien fait de mal.
Parce qu’à force, ça grignote la confiance en soi.
Dans l’épisode 2 du podcast Confetti & Confiance Club, je t’emmène dans une vraie déconstruction de cette habitude…
Et Ophélie ( Kiffe ta trentaine ), entrepreneure engagée dans le bien-être, nous partage son chemin pour arrêter de s’excuser tout le temps et enfin prendre sa place. 🎧
👉 Pour aller plus loin, écoute l’épisode complet : Arrêter de s’excuser pour exister — avec Ophélie Neves disponible sur ta plateforme de podcast préférée ou sur Instagram : @ccc_lepodcast.
Pourquoi s’excuse-t-on autant ? (la vraie raison)
Depuis qu’on est petits, on nous apprend à dire « pardon ».
Et c’est une bonne chose.
Mais à force, on peut confondre politesse et effacement.
Petit à petit, on finit par s’excuser :
- de poser une question
- d’exister
- de ressentir une émotion
- de demander quelque chose
- d’avoir une opinion
Et souvent, ce n’est même pas conscient.
Les drivers : ces injonctions invisibles qui nous poussent à nous excuser
En analyse transactionnelle, on parle de “drivers” : des messages reçus dans l’enfance qui influencent notre posture d’adulte.
Deux drivers sont très souvent liés à cette tendance à s’excuser :
Sois parfait·e
➡️ Ne dérange pas, fais bien, sois irréprochable.
Fais plaisir
➡️ Ne contrarie personne, minimise-toi, ne prends pas trop de place.
Et forcément… à force d’essayer d’être “irréprochable”, on devient surtout… moins libre.
Quel est le lien entre s’excuser et la confiance en soi ?
S’excuser tout le temps envoie un message discret mais puissant à ton cerveau :
“Je ne suis pas légitime.”
“Je prends trop de place.”
“Je ne devrais pas déranger.”
Et plus tu répètes ça, plus ton système intérieur s’aligne dessus.
Résultat :
- tu doutes avant même de parler
- tu atténues ton opinion
- tu n’oses pas demander
- tu te justifies en avance
- tu prends moins ta place
C’est une boucle :
excuses → doute → effacement → manque de confiance → encore plus d’excuses.
Mais bonne nouvelle : ça se déconstruit.
Comment repérer les excuses automatiques ?
Tu peux commencer par observer ces signaux :
- Tu t’excuses quand tu poses une question
- Tu t’excuses quand tu ressens une émotion
- Tu t’excuses d’envoyer un message
- Tu t’excuses d’avoir “besoin”
- Tu t’excuses d’avoir une limite
- Tu t’excuses avant de donner ton avis
Et parfois, ce n’est même pas “désolée”.
C’est dans des phrases comme :
- “Je veux pas déranger mais…”
- “Je sais pas si je peux demander…”
- “C’est pas très important mais…”
Traduction : tu demandes la permission d’exister.
La première étape, c’est de les repérer.
La seconde, c’est de les transformer.
Les 7 phrases à remplacer pour reprendre ta place (sans culpabiliser)
Tu ne vas pas arrêter d’un coup.
Mais tu peux remplacer progressivement.
Et ça change tout.
1) “Désolée de te déranger…”
➡️ “Est-ce que tu as 2 minutes pour que je te demande quelque chose ?”
2) “Je suis désolée mais…”
➡️ “Je préfère te dire les choses clairement.”
3) “Pardon c’est bête…”
➡️ “J’ai une question.”
4) “Je ne suis pas sûre, mais…”
➡️ “Voici ce que j’en pense.”
5) “Désolée, j’ai encore besoin de toi…”
➡️ “J’aurais besoin de ton aide.”
6) “Pardon d’être sensible.”
➡️ “Je ressens les choses intensément, et j’apprends à le respecter.”
7) “Excuse-moi d’avoir pris de la place.”
➡️ “Je suis contente d’être là.”
Oui, tu peux te sentir “culottée” au début.
En réalité, tu es juste… normale.
Le témoignage d’Ophélie : de “je suis désolée” à “je suis assez”
Ophélie s’est longtemps excusée de tout.
Dans son travail. Dans ses relations. Dans ses messages.
Mais en travaillant sur elle, elle a identifié cette habitude… et a décidé d’y mettre fin.
Son déclic ? Réaliser que s’excuser l’empêchait de prendre sa place.
Elle partage dans l’épisode :
son parcours avec l’ikigai, qui lui a permis de reconnecter à ses qualités et à ses valeurs,
l’impact de cette transformation dans ses relations pro et perso,
son nouveau mantra : « Je suis assez. »
Le mini-exercice pour commencer dès aujourd’hui
Choisis 1 situation cette semaine.
Une seule.
Et remplace l’excuse par une phrase neutre.
Exemple :
Au lieu de “désolée de te relancer”, tu écris :
➡️ “Je me permets de te relancer concernant mon message.”
C’est tout.
Pas besoin de jouer un rôle.
Juste sortir de l’auto-effacement.
Et si ton objectif n’était pas d’être “parfaite”, mais d’être à ta place ?
Tu n’as pas à devenir plus.
Tu as à devenir plus toi.
Parce que la vraie confiance en soi, ce n’est pas de ne jamais douter.
C’est de continuer à avancer, même quand ton cerveau veut te faire rapetisser.
Et ça commence souvent par un truc très simple :
arrêter de t’excuser pour exister.
Et si tu décidais d’arrêter de t’excuser, toi aussi ?
Pas besoin de tout changer du jour au lendemain.
Commence par une phrase, une intention, un petit pas.
👉 Pour aller plus loin, écoute l’épisode 2 du podcast Confetti & Confiance Club : Arrêter de s’excuser pour exister — avec Ophélie Neves du Gang HoliRaw. Tu y découvriras encore plus d’exemples et de clef pour arrêter de t’excuser.
🎧 À retrouver sur Spotify, Apple Podcasts ou Instagram : @ccc_lepodcast
Mon podcast pour dédramatiser la confiance en soi :
Le Confettis & Confiance Club 🎙️🎊
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