“Est-ce que je dois quitter mon travail ?”
Si tu te poses cette question, ce n’est sûrement pas par caprice.
C’est souvent un mélange de fatigue, de perte de motivation, de ras-le-bol… et cette sensation étrange de te trahir un peu plus chaque semaine.
Mais attention : quitter son travail peut être une excellente décision.
Ou une fuite qui ne règle pas le vrai problème.
Alors avant de tout envoyer valser (ou de rester en serrant les dents), je te propose de faire le tri autrement : avec clarté, et surtout avec respect pour toi.
Quitter son travail : comprendre le vrai problème (le fond)
Avant de parler “démission”, la première étape, c’est de comprendre ce qui se passe sous la surface.
Parce que parfois, ce n’est pas ton job le problème.
C’est ce que tu vis dedans.
Pose-toi cette question simple :
Qu’est-ce que ce travail vient toucher chez moi ?
Est-ce que ce travail te fait ressentir…
- de l’ennui ?
- de l’injustice ?
- de la frustration ?
- de la peur ?
- un sentiment d’échec ?
- une perte de sens ?
- un manque de reconnaissance ?
- une impression d’être “à côté de ta vie” ?
👉 Tu n’as pas besoin d’avoir “une bonne raison” pour être mal.
Tu as juste besoin d’être honnête sur ce que tu ressens.
Est-ce le travail… ou la manière de travailler ? (la forme)
Parfois, ce n’est pas le métier qu’il faut quitter.
C’est la forme dans laquelle tu l’exerces.
Donc deuxième étape :
Est-ce que ma manière de travailler est idéale pour moi ?
Regarde concrètement :
- Est-ce que ton rythme est tenable ?
- Est-ce que tes journées sont trop chargées ?
- Est-ce que tu as une marge de manœuvre ?
- Est-ce que tu peux faire du télétravail ?
- Est-ce que tu peux négocier tes horaires ?
- Est-ce que tu peux changer d’équipe ou de poste ?
- Est-ce que tu peux retrouver de l’air sans quitter l’entreprise ?
Parfois une adaptation (même petite) change tout.
Et parfois… elle ne suffit pas.
Mais ça vaut le coup d’explorer avant une décision radicale.
Les 10 questions pour faire le tri (sans panique)
Voici un mini “scan” rapide, très efficace.
- Qu’est-ce que je ne supporte plus ?
- Qu’est-ce que je regretterais de perdre si je quittais ce travail ?
- Est-ce que je suis fatiguée… ou épuisée ?
- Est-ce que ce travail me nourrit encore, même un peu ?
- Est-ce que je me sens respectée ?
- Qu’est-ce que ce travail m’empêche de vivre aujourd’hui ?
- Est-ce que j’ai peur de partir… ou peur de rester ?
- Ai-je déjà essayé d’améliorer les choses (ou est-ce que je subis en silence) ?
- Si je restais 6 mois de plus, qu’est-ce que ça me coûterait ?
- Si je partais, qu’est-ce que je chercherais vraiment ?
👉 Lis bien la dernière : c’est souvent elle, la clef.
Souffrance au travail : quand la santé doit passer en premier
Il y a une situation où la question ne devrait même pas être “dois-je partir ou rester”.
C’est quand ta santé est en train de lâcher.
Si tu ressens :
- une souffrance psychique intense (angoisses, idées noires, crises de larmes, stress permanent)
- des troubles du sommeil sévères
- des symptômes physiques répétés (douleurs, migraines, tensions, problèmes digestifs…)
- une sensation de burn-out ou de dépression
➡️ rapproche-toi d’un médecin, et si besoin du médecin du travail.
Tu n’as pas à attendre que ça “passe”.
Et non, ce n’est pas “être faible”.
C’est prendre ta vie au sérieux.
Quitter ton travail ne résout pas toujours le vrai problème
Parfois, on veut partir parce qu’on ne sait plus qui on est.
Et dans ce cas :
- tu changes d’entreprise…
- tu changes de métier…
- tu changes de ville…
Mais tu emmènes le flou avec toi.
👉 Ce que tu cherches, ce n’est pas juste une sortie.
C’est une direction.
Retrouver clarté et motivation : l’approche Ikigaï
Si tu es perdue, démotivée, ou à un carrefour, l’Ikigaï est un outil très puissant.
Pas pour te dire “quel métier faire”.
Mais pour t’aider à te reconnecter à :
- ce qui te donne de l’énergie
- tes valeurs
- tes forces naturelles
- ce qui a du sens pour toi maintenant
- la direction qui te correspond
Et à partir de là, tu prends une décision plus stable.
Pas une décision “sur un coup de nerfs”.
Une décision alignée.
Pour aller plus loin
J’ai créé un programme guidé pour t’aider à faire ce travail de clarté :
👉 Trouver ton Ikigaï : pour retrouver du sens, de la motivation, et une direction claire, sans te juger et sans te précipiter.
Si tu es à ce moment où tu sens que tu dois bouger… mais que tu ne sais pas comment, c’est exactement pour ça qu’il existe.
Conclusion : la vraie question
“Dois-je quitter mon travail ?” est une vraie question.
Mais elle cache souvent celle-ci :
👉 Qu’est-ce que je veux vraiment pour ma vie ?
Et cette question-là… mérite une réponse douce, honnête, et construite.
Pas une réponse prise dans l’urgence.
FAQ : Dois-je quitter mon travail ?
Je n’en peux plus de mon travail, qu’est-ce que je peux faire ?
Commence par identifier ce qui te pèse le plus : charge mentale, ambiance, manque de sens, fatigue, pression ou perte de motivation. Ensuite, essaie de voir s’il existe une marge d’ajustement possible (horaires, poste, organisation). Si la souffrance est trop forte, ne reste pas seule et rapproche-toi d’un professionnel de santé.
Je pleure à cause de mon travail, est-ce normal ?
Ça peut arriver, surtout en période de surcharge, de stress ou de pression émotionnelle. Mais si cela devient fréquent, c’est souvent un signal que ton corps et ton mental sont en train de saturer. Il est important d’en parler à ton médecin, et si besoin au médecin du travail, pour ne pas laisser la situation s’aggraver.
J’ai la boule au ventre avant d’aller travailler : dois-je partir ?
La boule au ventre est souvent un signe d’anxiété liée au travail. Avant de décider de partir, essaie de comprendre ce qui la déclenche : peur du jugement, conflits, surcharge, manque de sécurité ou pression. Si cela dure depuis plusieurs semaines et impacte ton sommeil ou ta santé, il est recommandé de consulter un professionnel.
Comment savoir si je fais un burn-out ?
Les signes fréquents incluent : épuisement intense, troubles du sommeil, perte d’énergie, irritabilité, anxiété, perte de motivation, difficultés de concentration et sensation de ne plus “tenir”. Si tu te reconnais, il est important de consulter un médecin. Le burn-out ne se règle pas par un effort supplémentaire.
Je n’aime plus mon travail mais je ne sais pas quoi faire : comment décider ?
Quand tu es dans le flou, la priorité n’est pas de choisir vite, mais de retrouver de la clarté. Pose-toi des questions simples : qu’est-ce qui me fatigue, qu’est-ce qui me manque, qu’est-ce que je ne veux plus, de quoi j’ai besoin. Ensuite, avance par petits pas plutôt que par une décision brutale.
Est-ce que je dois quitter mon travail si je suis malheureuse ?
Si ton mal-être est durable et profond, la question mérite d’être prise au sérieux. Mais quitter ton travail n’est pas la seule option : parfois un changement de poste, d’équipe, de rythme ou d’organisation peut suffire. L’objectif est de trouver la solution la plus juste pour toi, pas la plus radicale.
Est-ce que je dois démissionner même si je n’ai pas de plan ?
Pas forcément. Beaucoup de personnes démissionnent sous le coup de l’émotion, puis se retrouvent dans plus d’insécurité. Quand c’est possible, il peut être utile de clarifier ton besoin, d’explorer des pistes et de préparer ton prochain pas avant de partir.
J’ai peur de quitter mon travail : comment dépasser ça ?
C’est normal d’avoir peur : tu quittes une forme de sécurité, même si elle ne te rend plus heureuse. Pour avancer, aide-toi de questions concrètes : qu’est-ce qui me fait peur exactement ? l’argent ? le regard des autres ? l’incertitude ? Et qu’est-ce que ça me coûte de rester ?
Comment savoir si je dois changer de métier ou juste changer d’entreprise ?
Si ce sont surtout l’ambiance, le management, les horaires ou la charge qui te pèsent, un changement d’entreprise peut suffire. Si tu n’aimes plus du tout les missions, la posture ou le sens du métier, c’est peut-être le métier qui ne te correspond plus (ou plus aujourd’hui).
Mon travail ne me correspond plus : est-ce que je dois me reconvertir ?
Peut-être, mais une reconversion n’est pas toujours nécessaire. Parfois, il suffit d’ajuster le cadre : un autre poste, un autre domaine, une autre manière de travailler. Une exploration guidée (comme l’Ikigaï) peut t’aider à voir plus clair avant de repartir de zéro.
Dois-je parler à mon médecin si mon travail me rend malade ?
Oui. Si tu ressens une souffrance physique ou psychique, consulte ton médecin. Tu peux aussi te rapprocher du médecin du travail. Ta santé passe avant tout, et tu n’as pas à attendre d’aller “vraiment trop mal” pour demander de l’aide.
Comment l’Ikigaï peut m’aider si je veux quitter mon travail ?
L’Ikigaï aide à clarifier ce qui te donne de l’énergie, ce qui a du sens pour toi, tes forces et tes besoins. Il permet de décider avec plus de cohérence : rester autrement, évoluer, changer de voie, ou construire un projet plus aligné.
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