La fin d’année arrive, les décorations s’installent… et avec elles, une injonction silencieuse mais puissante :
il faudrait être heureux pendant les fêtes.
Sourire.
Être disponible.
Profiter.
Ressentir de la gratitude.
Et si ce n’est pas le cas, quelque chose cloche.
Du moins, c’est ce que beaucoup finissent par croire.
Si tu te sens en décalage en décembre, fatiguée émotionnellement ou simplement pas très festive, laisse-moi te le dire clairement : ce que tu ressens est normal. Et surtout, ça ne dit rien de ta valeur ni de ta confiance en toi.
Pourquoi la pression d’être heureux pendant les fêtes est si forte
La pression d’être heureux pendant les fêtes n’est pas qu’une impression individuelle.
C’est une norme sociale très ancrée.
Dans nos sociétés, certaines émotions sont plus valorisées que d’autres.
La joie, l’enthousiasme, la positivité sont perçues comme désirables.
À l’inverse, la fatigue, la tristesse, le retrait ou la mélancolie sont souvent vécues comme des “problèmes à corriger”.
En décembre, cette norme est amplifiée.
Noël devient un rituel collectif chargé d’attentes :
famille unie, ambiance chaleureuse, moments magiques.
Quand ton ressenti intérieur ne colle pas à ce scénario, un décalage apparaît.
Et ce décalage peut faire douter.
Quand faire semblant d’aller bien fragilise la confiance
La confiance en soi repose sur un principe simple, mais fondamental :
reconnaître et valider ce que tu ressens.
Or, quand tu te forces à être joyeuse alors que ton corps et ton mental disent autre chose, tu entres dans ce que la psychologie appelle une dissonance émotionnelle.
Concrètement, cela peut provoquer :
• une grande fatigue intérieure
• une sensation d’inauthenticité
• une perte d’estime de soi
• l’impression de se trahir
Ce n’est pas ton émotion qui abîme ta confiance.
C’est le fait de la nier.
La confiance ne te demande pas d’aller bien tout le temps.
Elle te demande d’être honnête avec toi-même.
Pourquoi décembre amplifie les émotions (et ce n’est pas un hasard)
Si la pression d’être heureux pendant les fêtes est si difficile à porter, c’est aussi parce que décembre cumule plusieurs facteurs.
Le manque de lumière
En hiver, la diminution de la lumière influence l’énergie, l’humeur et la motivation.
Le corps ralentit. Il a besoin de repos. Pas de performance émotionnelle.
La fatigue accumulée
En fin d’année, le système nerveux arrive souvent déjà chargé.
Quand on est fatiguée, les émotions sont plus intenses, plus réactives.
Les fêtes comme période de transition
Les fêtes réactivent des souvenirs, des absences, des deuils, des changements de vie.
Même quand tout va “bien”, cette période symbolique peut remuer beaucoup de choses.
Ton corps ne suit pas le calendrier.
Il suit ton histoire.
Repas de famille, questions maladroites et confiance en soi
À cette pression s’ajoutent souvent les repas de famille.
Les retrouvailles peuvent réveiller d’anciens rôles :
celle qui doit rassurer, celle qui doit expliquer, celle qui doit justifier ses choix.
Une question suffit parfois :
« Et toi, ça va ? »
« Tu fais quoi maintenant ? »
« T’es heureuse au moins ? »
Ces questions ne sont pas toujours mal intentionnées.
Mais elles peuvent toucher un point sensible : la légitimité d’être qui tu es aujourd’hui.
Si tu te sens déstabilisée, ce n’est pas un manque de confiance.
C’est un mécanisme relationnel normal, lié au besoin d’appartenance et de reconnaissance.
Comment protéger ta confiance pendant les fêtes
Il ne s’agit pas de “gérer” tes émotions, ni de devenir imperméable.
Il s’agit de te respecter.
Voici quelques repères simples.
Te demander comment tu vas vraiment
Pas comment tu devrais aller.
Comment tu vas, là, maintenant.
T’autoriser le demi-ton
Tu n’as pas à être 100 % festive.
Tu peux être à 30 %, à 50 %, ou juste neutre.
Et c’est suffisant.
Simplifier
Moins d’obligations.
Moins de perfection.
Des repas plus simples, des temps plus courts, des attentes ajustées.
Prévoir une sortie de secours
Prendre l’air.
S’isoler cinq minutes.
Boire un verre d’eau.
Ton système nerveux se régule plus vite que tu ne le crois.
Ne pas confondre disponibilité émotionnelle et valeur
Tu n’es pas plus valable quand tu es joyeuse.
Tu es valable, point.
Un petit exercice pour traverser décembre avec plus de douceur
Je te propose une météo intérieure.
Prends un instant pour observer :
• tes pensées
• ton corps
• tes émotions
Sans chercher à les changer.
Juste les reconnaître.
Puis donne-leur une image : soleil, nuages, brume, vent, mélange de tout ça.
Nommer, c’est déjà apaiser.
C’est un minuscule geste, mais c’est un vrai geste de confiance.
Pour aller plus loin
Si ce sujet résonne, tu peux approfondir avec le podcast Confettis & Confiance Club :
🎧 Épisode #11 – La pression de la joie en décembre
Et si tu ressens le besoin de remettre du sens, de la clarté et de la confiance dans ta vie personnelle ou professionnelle, découvre mes accompagnements pour commencer l’année en confiance.
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